Les règles et l'arbitrage
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Les règles et l'arbitrage
Les règles et l'arbitrage
dans le football américain
dans le football américain
FOOTBALL UNIVERSITAIRE
Le règlement du football américain est complexe et très minutieux. Il est complexe car le foot US est un jeu artificiel, inventé, et non un jeu naturel, correspondant plus ou moins aux intuitions de chacun. C'est aussi un jeu qui vise justement à créer des situations tactiques complexes du point de vue sportif, simulations simplifiées d'actions militaires généralement encore plus complexes en réalité.
Il est minutieux car, par opposition aux Européens, les Américains ont une vision précise des choses, et des concepts comme «l'esprit du jeu» n'ont pas de signification pour eux. Le règlement qui est affiné chaque année tente de couvrir en extension toutes les situations possibles.
Le règlement est appliqué sur le terrain par l'arbitre principal («le referee») qui porte une casquette blanche, et qui est assisté de trois à six aides, qui lui indiquent les fautes commises hors de sa vue et l'aident à administrer le jeu.
Lorsqu'une faute est commise, l'arbitre qui la voit la «marque» en jetant au sol un foulard jaune lesté, sans interrompre l'action. Après l'arrêt, le foulard sera ramassé et la faute annoncée. Elle est généralement sanctionnée par un recul de l'équipe fautive de 5, 10 ou 15 yards et parfois de pénalités supplémentaires (exclusion d'un joueur, perte du tenu), ou de modalités aggravantes (recul à partir du point de mise en jeu, etc.). L'équipe lésée peut renoncer à l'application de la pénalité si elle y a intérêt, et l'arbitre principal confère avec son capitaine en lui exposant clairement les différentes options quand le choix n'est pas évident.
La procédure est nette, les joueurs très surveillés et les sanctions lourdes, indiscutables et inévitables. Il s'ensuit que les fautes sont rares et encore plus rarement intentionnelles, car les tactiques «malpropres» visant à tirer avantage de fautes intentionnelles sont absurdes dans ce contexte.
En revanche, le fait qu'une majorité d'arbitres n'ait jamais pratiqué réellement le football américain conduit à une application bureaucratique du règlement qui hache la partie, énerve les joueurs et abolit la distinction entre erreurs vénielles et fautes dangereuses intentionnelles ou modifiant le cours du jeu.
Dans tout ce qui suit, la référence est la règle officielle de la National Collegiate Athletic Association. Les numéros indiqués correspondent au découpage de ce texte en règle, section, article, alinéa, etc. Les références correspondent aux signes d'arbitrage. La règle a été traduite en français en 1984 par la fédération française de football américain (FFFA), et est peut-être encore disponible auprès de la fédération. On essaiera de se procurer un exemplaire américain récent. Les signaux d'arbitrage principaux sont présentés sur le diagramme et référés par SXX dans le texte. On appelle l'équipe "A" l'équipe qui possède la balle au départ de l'action, en gros les attaquants, et "B" l'autre équipe.
LA SÉCURITÉ
Avant même de penser à légiférer sur les éventuels conflits intervenant dans le jeu, la NCAA qui promulgue année après année le règlement, vise à assurer la sécurité des joueurs, de manière à permettre à tous et en particulier aux jeunes scolarisés de bénéficier des apports physiques et intellectuels du football américain sans risque d'accident et de séquelles graves pouvant obérer le reste de leur existence.
L'équipement est explicitement décrit dans la règle comme une protection, et son usage pour des actions offensives est sévèrement prohibé [S38]. Les coups «de bélier» si tentants à donner sont sanctionnés d'un recul de 15 yards et la disqualification si la faute est flagrante et volontaire [S47].
L'équipement de protection obligatoire est décrit dans le chapitre 2, règle 1, section 4, article 4.
Les blocages: le principe de base du jeu est l'obstruction. Pour éviter une totale confusion, comme dans les «soules» primitives, celle-ci est réglementée. Les blocages s'effectuent sans saisie [S38 + S42], avec percussion des avant-bras, mains refermées de face sur le tronc de l'adversaire (règle 9.3.3 [S38 + S43]). Celui-ci, le défenseur donc, peut utiliser des saisies temporaires pour se dégager (règle 9.3.4).
Clipping et blocages sous la ceinture: par exception, les blocages de dos ou «clipping» sont autorisés au tout début de l'action, dans une zone limitée autour du point de «snap», alors que les joueurs n'ont pas encore de vitesse. Un joueur provenant de l'extérieur de cette zone ne peut pas effectuer de «clipping» (règle 9.1.2.d. [S38 + S39]).
La réglementation des blocages sous la ceinture (règle 9.1.2.e. [S38 + S40]), qui sont souvent effectués en rouleau au niveau des genoux, est complexe et évolue beaucoup en ce moment. C'est un geste technique très efficace et donc indispensable, mais il fait courir de grands dangers à celui qui le subit, en particulier s'il est effectué de côté: les genoux ne résistent pas. Principalement, il est interdit de bloquer sous la ceinture lors .des coups de pied libres, après les changements de possession et au départ de l'action en «rentrant» dans le paquet.
La protection du passeur: le passeur ne doit pas être chargé après qu'il a lancé la balle. Avant c'est un coureur comme un autre (règle 9.1.2.0. [S38'1- S34]).
La protection des receveurs, l'éligibilité: la passe avant est couverte par la règle 7, section 3. La passe avant doit être effectuée derrière la ligne de départ. Il ne peut y avoir qu'une passe avant par tenu, et elle ne peut pas être effectuée après un changement de possession.
Les arrières offensifs et les joueur/des extrémités de ligne sont éligibles [S37], ce sont les seuls attaquants susceptibles de recevoir une passe avant. Leurs numéros de maillot doivent être hors de la plage 50-79. Tous les défenseurs sont éligibles, bien sûr. Mais, en plus, les attaquants inéligibles, en pratique les hommes de ligne, ne doivent pas avoir franchi la zone neutre. C'est là le principal signe qui indique aux défenseurs la passe dès la première seconde: la ligne d'attaque ne pénètre pas. Le capitaine de défense crie: «Passe !».
Tous les joueurs éligibles ont des droits égaux à la balle. Gêner la réception avec contact physique est pénalisé par un premier tenu automatique au lieu de la faute [S38 + S33]. De plus les défenseurs ne peuvent entraver la course des receveurs que jusqu'à un yard au-delà de la zone neutre, ou jusqu'à ce que ceux-ci parviennent à leur hauteur s'ils tentent un blocage (règle 9.3.4.c.). De plus, les receveurs ne peuvent être bloqués sous la ceinture à plus de trois yards en avant de la zone neutre (règle 9.1.2.e.2 [S38 + S40]).
On aura ainsi une idée de la précision et de la complexité des règles. Elles visent ici à protéger les receveurs, qui courent à pleine vitesse en regardant la balle, de blocages aussi destructeurs pour leur anatomie que pour le jeu.
La ligne d'attaque: il doit y avoir au moins sept joueurs sur la ligne d'attaque (règle 7.1 .3.a.1 [S19]), les autres se trouvant au moins à un yard derrière, sauf le OB. Tout le monde doit être totalement immobile pendant la seconde qui précède le «snap», à l'exception d'un seul joueur qui peut se déplacer, mais pas en direction de la ligne [S20]. Cette règle vise à empêcher les charges massives avec élan dans la défense, trop dangereuses. Seuls les trois arrières peuvent se lancer. C'est alors un «power play».
Tous les joueurs d'attaque doivent avoir approché à moins de 15 yards de la balle, de manière à être bien séparés des remplaçants sur le bord.
Règlement des coups de pied et des réceptions: les coups de pied amènent nécessairement des situations où la balle roule et rebondit au sol. Les tentatives pour la récupérer et empêcher de la récupérer sont propices aux accidents et ont donc été réglementées.
Dans tous les cas, les blocages sous la ceinture sont interdits.
Pour un coup de pied libre, ou engagement, il doit y avoir cinq défenseurs au moins sur la ligne de retrait soit à 10 yards de la balle. Les attaquants doivent partir derrière la balle (règle 6.1.2). Les défenseurs doivent attraper et avancer la balle, sinon les attaquants la récupèrent, à condition qu'elle ait franchi les 10 yards de la ligne de retrait. C'est la tactique du «own side kick», coup latéral court, destiné à être récupéré immédiatement par ses partenaires, et utilisé en cas de retard important à la marque.
Si la balle vient à sortir dans l'en-but, la remise en jeu s'effectue aux 20 yards, si elle sort en touche sans avoir été touchée, c'est une faute à 5 yards [S19]. Pour un coup de pied en mêlée, le botteur et le joueur qui lui tient la balle sont protégés (règle 9.1.3 [S38 + S30]).
Si le coup de pied est bloqué en deçà de la zone neutre, tout joueur peut récupérer et avancer la balle.
sinon seuls les joueurs de l'équipe "B" peuvent récupérer et avancer mais ce faisant, ils rendent la balle vivante pour tous (6.3.3). Donc sur un «punt», tant que "B" n'a pas touché la balle, "A" ne peut la récupérer. Quand elle s'arrête ou qu'elle sort, elle appartient à "B" pour un tenu à cet endroit (5.3.2). Si un joueur de "A" touche la balle avant "B", il la rend morte à l'avantage de "B" pour un tenu à cet endroit.
On voit ainsi souvent les joueurs de "B" s'éloigner de la balle, entourée par les joueurs de "A", qui l'arrêtent si elle semble vouloir rebondir vers leur camp. Les joueurs de "B" ne prennent la balle que si les plaqueurs de "A" sont encore loin. Ils agissent alors comme pour un coup de pied libre, à leurs risques et périls.
Si la balle sort dans l'en-but sans avoir été touchée par "B", elle est à "B" pour un tenu à 20 yards pour un «punt» (6.3.9) et au point de départ mais pas plus près que 20 yards pour un coup de pied au but (S.4.2).
Les receveurs de "B", pour les deux types de coups de pied, doivent bénéficier d'un cercle libre de deux yards de rayon. Ils peuvent lever le bras pour demander un arrêt de volée «fair catch» (6.5). Ils ne doivent pas alors être bloqués ni gênés mais ne peuvent plus avancer la balle. Ce geste très payant, rapportant 5 à 20 yards, est rarement utilisé. Nous pensons que l'imitation servile des pros en est la cause principale. Chez les pros, la puissance et la précision des coups de pied est telle que la balle parvient généralement près de la ligne d'en-but de l'équipe "B". Dans ce cas, il est possible et même indispensable d'essayer de la ramener vers le centre. Le risque est aussi moins grand, car un coureur pro lâche rarement sa balle sur un plaquage.
Fautes personnelles: le football américain est pour beaucoup le symbole même de la virilité, et cela tient sans doute au fait que les protections permettent des contacts à pleine vitesse entre les joueurs, des chocs extrêmement spectaculaires. Il faut bien avouer aussi que les protections ne peuvent pas tout protéger, et que sous peine de ressembler à Bibendum, il faut subir-la rudesse des contacts lors des blocages et des plaquages. Mais, comme on l'aura vu au cours de ce chapitre, il ne s'agit pas d'une bagarre, et les occasions de faire dégénérer le jeu sont beaucoup plus rares que dans les autres sports collectifs, même dans les équipes de second rang où les capacités athlétiques et tactiques manquant, joueurs, voire entraîneurs, cherchent à les remplacer par la méchanceté «on va les tuer !»), et même des tactiques visant délibérément à infliger des blessures aux meilleurs joueurs adverses. L'éthique sportive restera toujours une affaire de conscience, et non de règlement, malgré la pénétration croissante et inquiétante de l'argent à tous les niveaux.
Dans ces conditions la règle (9.1.2) sanctionne durement toute brutalité inutile [S38] et toute conduite antisportive [S27].
Le plaquage, bien sûr, ne doit être pratiqué que sur le porteur du ballon. Les autres contacts entre joueurs sont limités aux blocages, à la défense contre les blocages et aux contacts nécessaires à dégager le chemin d'un joueur vers la balle et son porteur éventuel.
De plus il existe un éventail complet de fautes sans contact (9.2) qui peuvent être commises par les joueurs, les remplaçants, les coaches, et même le public, s'il cherche à gêner une équipe. L'arbitre principal peut aller jusqu'à accorder des points à l'équipe lésée (9.2.3).
Ces pénalités sont en général de 15 yards [S38], elles entraînent l'exclusion définitive du joueur si la faute est sciemment commise et/ou répétée, même si la pénalité est déclinée [S47], sans préjudice des sanctions fédérales. Un fauteur de troubles habituel entraîne donc des pertes de terrain telles au détriment de son équipe, que ses partenaires le mettent rapidement à la raison. Reste la possibilité de commettre des irrégularités sous le manteau, et de provoquer ainsi les fautes des adversaires excédés. Cependant, un joueur peut signaler ces faits aux arbitres, via son capitaine.
Une équipe peut renoncer à bénéficier d'une faute [S10]. Des fautes de balle vivante de chaque côté s'annulent. Les fautes de balle morte sont appliquées dans l'ordre de survenue.
Re: Les règles et l'arbitrage
ÉQUILIBRE DU JEU ET INTÉRÊT STRATÉGIQUE
Les règles visent aussi à fournir un jeu clair et ouvert, agréable à jouer et à regarder, possédant un rythme soutenu, fertile en rebondissements, et utilisant toutes les possibilités de jeu, courses, passes, coups de pied.
Le décompte du temps, les temps morts: la partie dure officiellement quatre fois 15 mn de jeu réel, souvent réduits à 12 mn. Un arrêt de 1 mn pour changement de terrain, sans modification de la possession, du numéro du tenu et de la distance, sépare les quart temps "1" et "2" d'une part et "3" et "4" d'autre part. Le jeu continue donc.
L'arrêt de mi-temps est de 20 mn (3.2.1). Chaque mi-temps commence par un coup de pied d'engagement, tiré au sort avant le début de la partie. Le jeu est donc réellement interrompu en fin de mi-temps. L'utilisation du temps est un des facteurs tactiques essentiels. Il est particulièrement évident en fin de partie et en fin de mi-temps.
Le système de prolongations a été expliqué au chapitre déroulement du jeu: Cadre spatial et temporel. L'arbitre principal arrête [S3] et redémarre la pendule [S2], qui peut être soit son propre chronographe, soit une horloge de terrain. Dans tous les cas, l'arbitre signalé la proximité de la fin de chaque mi-temps avec 2 mn d'avance environ.
Tout ce qui nécessite une interruption importante arrête la pendule: sortie en touche, passe avant ratée, faute, changement de possession, 1er tenu, point marqué, temps morts (3.2.5 et 6). Les transformations sont hors temps, la pendule ne redémarre que lorsque la balle est touchée par "B" lors de l'engagement qui suit. Les temps morts (3.3.) peuvent être attribués aux arbitres ou aux équipes. Chaque équipe dispose de trois temps morts par mi-temps. Ils sont utiles pour arrêter la pendule, qui ne repartira alors qu'avec la balle, et pour récupérer des situations partant à la dérive. Ils durent 1 mn 30. L'arbitre peut attribuer d'autorité un temps mort à une équipe, en cas de contestation injustifiée ou de non remplacement d'un blessé ou encore d'équipement défectueux d'un joueur.
Les autres temps morts sont attribués à l'arbitrage: points marqués, blessures, pénalités, sortie de balle, passe avant ratée...
Globalement la partie dure environ 2 h 30.
Quand la balle est prête à jouer [S1], l'équipe "A" dispose de 25 secondes pour commencer. Elle utilise ce temps si elle le désire pour remplacer des joueurs, tenir un conseil... Si elle a besoin d'économiser le temps, elle essaiera de ne pas les utiliser, et inversement pour en gagner. La pénalité pour excéder les 25 secondes est de cinq yards [S21] mais en cas de dépassement volontaire pour gagner du temps, l'arbitre peut arrêter la pendule.
Les joueurs, les remplacements, les coaches, les «huddles»: il y a 11 joueurs simultanément sur le terrain. Les autres doivent rester dans la zone d'équipe.
Entre chaque tenu ou à chaque interruption, un nombre illimité de remplacements (3.5) peut être effectué, mais tout joueur entrant doit faire au moins un tenu et tout sortant doit rester dehors pour un tenu, et tous les joueurs doivent s'être approchés à moins de 15 yards de la balle avant de jouer.
Les coaches se tiennent dans la zone d'équipe et peuvent communiquer avec les joueurs à la voix et par signe uniquement (1.4.9). Ils ne peuvent quitter cette zone (9.2.1.b.1).
Les joueurs peuvent se concerter sur le terrain à condition de respecter les délais, et ils le font généralement. Les remplaçants entrants apportent dans le «huddle» les remarques ou instructions du coach.
Le décompte des points: les valeurs de la marque sont les suivantes:
Essai: 6 points
Coup de pied au but: 3 points
Safety (aux adversaires): 2 points
Transformation:
Par essai: 2 points
Par coup de pied au but: 1 point
En cas de forfait le score est de 1-0. Si l'arbitre déclare le forfait en cours de partie et que l'équipe lésée a l'avantage de la marque, le score est maintenu.
L'essai est marqué en recevant une passe réussie dans l'en-but, ou en y portant la balle. Un essai ne peut être le résultat d'une pénalité (10.2.3 voir cependant «Fautes personnelles» 9:2.3). Le jeu reprend par un coup de pied d'engagement aux 40 yards.
Le coup de pied au but est valable s'il passe entre les poteaux à la suite d'un coup de pied en mêlée. Le jeu reprend par un coup de pied d'engagement.
Il y a «safety» lorsque l'équipe qui avance la balle est bloquée dans son en-but ou si elle commet une faute dont le point d'application est dans son en-but. Une équipe acculée dans son en-but préférera généralement dégager au pied, et les safeties sont rares. La remise en jeu se fait par l'équipe qui a concédé les points par un coup de pied libre à ses 20 yards. Il ne faut pas confondre «safety» et touché «touchback»). Il y a «touchback» lorsque l'équipe acculée dans son en-but n'est pas responsable de la présence de la balle, et cette équipe recommencera le jeu par un premier tenu sur ses 20 yards [S7].
Les transformations s'effectuent par une mêlée unique depuis la ligne des 3 yards. Un essai par course ou passe vaut 2 points et un coup de pied au but, beaucoup plus fréquent, 1 point. 1 point supplémentaire de transformation peut cependant faire basculer une partie très serrée.
Le terrain doit en principe être conforme au schéma officiel, mais, en Europe, la longueur des terrains existant, prévue pour le rugby ou le football classique, est généralement insuffisante. On compense en rognant un peu les en-buts (8 m minimum), et en mettant la ligné centrale à 45 yards. Le point d'engagement est logiquement reporté sur la ligne des 30 yards. Une grande attention doit être prêtée à la largeur du terrain. De nombreux traceurs non habitués croient à une erreur en visualisant l'étroitesse du champ, deux fois plus long que large. Le jeu n'a de sens que dans le cadre d'un terrain calibré avec exactitude.
En principe les en-buts doivent être hachurés, et les lignes de but et de côté larges de 10 cm (4 inches), pour assurer une visibilité sans faille, en particulier pour les receveurs. Des poteaux souples aux quatre coins du terrain sont également utiles. A défaut, on utilise des cônes de chantier.
Une zone d'exclusion est tracée tout autour du terrain à 3, 50 m de la touche, que les arbitres de touche doivent faire respecter ; au football américain on joue beaucoup aux limites. Un indicateur de tenus, qui marque le point d'engagement, et une chaîne qui délimite la ligne à franchir dans la série de tenus en cours, ainsi que le personnel pour les manœuvrer, sont absolument indispensables. Jouer à un jeu de gagne terrain sans mesurer le terrain gagné est absurde.
Les règles visent aussi à fournir un jeu clair et ouvert, agréable à jouer et à regarder, possédant un rythme soutenu, fertile en rebondissements, et utilisant toutes les possibilités de jeu, courses, passes, coups de pied.
Le décompte du temps, les temps morts: la partie dure officiellement quatre fois 15 mn de jeu réel, souvent réduits à 12 mn. Un arrêt de 1 mn pour changement de terrain, sans modification de la possession, du numéro du tenu et de la distance, sépare les quart temps "1" et "2" d'une part et "3" et "4" d'autre part. Le jeu continue donc.
L'arrêt de mi-temps est de 20 mn (3.2.1). Chaque mi-temps commence par un coup de pied d'engagement, tiré au sort avant le début de la partie. Le jeu est donc réellement interrompu en fin de mi-temps. L'utilisation du temps est un des facteurs tactiques essentiels. Il est particulièrement évident en fin de partie et en fin de mi-temps.
Le système de prolongations a été expliqué au chapitre déroulement du jeu: Cadre spatial et temporel. L'arbitre principal arrête [S3] et redémarre la pendule [S2], qui peut être soit son propre chronographe, soit une horloge de terrain. Dans tous les cas, l'arbitre signalé la proximité de la fin de chaque mi-temps avec 2 mn d'avance environ.
Tout ce qui nécessite une interruption importante arrête la pendule: sortie en touche, passe avant ratée, faute, changement de possession, 1er tenu, point marqué, temps morts (3.2.5 et 6). Les transformations sont hors temps, la pendule ne redémarre que lorsque la balle est touchée par "B" lors de l'engagement qui suit. Les temps morts (3.3.) peuvent être attribués aux arbitres ou aux équipes. Chaque équipe dispose de trois temps morts par mi-temps. Ils sont utiles pour arrêter la pendule, qui ne repartira alors qu'avec la balle, et pour récupérer des situations partant à la dérive. Ils durent 1 mn 30. L'arbitre peut attribuer d'autorité un temps mort à une équipe, en cas de contestation injustifiée ou de non remplacement d'un blessé ou encore d'équipement défectueux d'un joueur.
Les autres temps morts sont attribués à l'arbitrage: points marqués, blessures, pénalités, sortie de balle, passe avant ratée...
Globalement la partie dure environ 2 h 30.
Quand la balle est prête à jouer [S1], l'équipe "A" dispose de 25 secondes pour commencer. Elle utilise ce temps si elle le désire pour remplacer des joueurs, tenir un conseil... Si elle a besoin d'économiser le temps, elle essaiera de ne pas les utiliser, et inversement pour en gagner. La pénalité pour excéder les 25 secondes est de cinq yards [S21] mais en cas de dépassement volontaire pour gagner du temps, l'arbitre peut arrêter la pendule.
Les joueurs, les remplacements, les coaches, les «huddles»: il y a 11 joueurs simultanément sur le terrain. Les autres doivent rester dans la zone d'équipe.
Entre chaque tenu ou à chaque interruption, un nombre illimité de remplacements (3.5) peut être effectué, mais tout joueur entrant doit faire au moins un tenu et tout sortant doit rester dehors pour un tenu, et tous les joueurs doivent s'être approchés à moins de 15 yards de la balle avant de jouer.
Les coaches se tiennent dans la zone d'équipe et peuvent communiquer avec les joueurs à la voix et par signe uniquement (1.4.9). Ils ne peuvent quitter cette zone (9.2.1.b.1).
Les joueurs peuvent se concerter sur le terrain à condition de respecter les délais, et ils le font généralement. Les remplaçants entrants apportent dans le «huddle» les remarques ou instructions du coach.
Le décompte des points: les valeurs de la marque sont les suivantes:
Essai: 6 points
Coup de pied au but: 3 points
Safety (aux adversaires): 2 points
Transformation:
Par essai: 2 points
Par coup de pied au but: 1 point
En cas de forfait le score est de 1-0. Si l'arbitre déclare le forfait en cours de partie et que l'équipe lésée a l'avantage de la marque, le score est maintenu.
L'essai est marqué en recevant une passe réussie dans l'en-but, ou en y portant la balle. Un essai ne peut être le résultat d'une pénalité (10.2.3 voir cependant «Fautes personnelles» 9:2.3). Le jeu reprend par un coup de pied d'engagement aux 40 yards.
Le coup de pied au but est valable s'il passe entre les poteaux à la suite d'un coup de pied en mêlée. Le jeu reprend par un coup de pied d'engagement.
Il y a «safety» lorsque l'équipe qui avance la balle est bloquée dans son en-but ou si elle commet une faute dont le point d'application est dans son en-but. Une équipe acculée dans son en-but préférera généralement dégager au pied, et les safeties sont rares. La remise en jeu se fait par l'équipe qui a concédé les points par un coup de pied libre à ses 20 yards. Il ne faut pas confondre «safety» et touché «touchback»). Il y a «touchback» lorsque l'équipe acculée dans son en-but n'est pas responsable de la présence de la balle, et cette équipe recommencera le jeu par un premier tenu sur ses 20 yards [S7].
Les transformations s'effectuent par une mêlée unique depuis la ligne des 3 yards. Un essai par course ou passe vaut 2 points et un coup de pied au but, beaucoup plus fréquent, 1 point. 1 point supplémentaire de transformation peut cependant faire basculer une partie très serrée.
Le terrain doit en principe être conforme au schéma officiel, mais, en Europe, la longueur des terrains existant, prévue pour le rugby ou le football classique, est généralement insuffisante. On compense en rognant un peu les en-buts (8 m minimum), et en mettant la ligné centrale à 45 yards. Le point d'engagement est logiquement reporté sur la ligne des 30 yards. Une grande attention doit être prêtée à la largeur du terrain. De nombreux traceurs non habitués croient à une erreur en visualisant l'étroitesse du champ, deux fois plus long que large. Le jeu n'a de sens que dans le cadre d'un terrain calibré avec exactitude.
En principe les en-buts doivent être hachurés, et les lignes de but et de côté larges de 10 cm (4 inches), pour assurer une visibilité sans faille, en particulier pour les receveurs. Des poteaux souples aux quatre coins du terrain sont également utiles. A défaut, on utilise des cônes de chantier.
Une zone d'exclusion est tracée tout autour du terrain à 3, 50 m de la touche, que les arbitres de touche doivent faire respecter ; au football américain on joue beaucoup aux limites. Un indicateur de tenus, qui marque le point d'engagement, et une chaîne qui délimite la ligne à franchir dans la série de tenus en cours, ainsi que le personnel pour les manœuvrer, sont absolument indispensables. Jouer à un jeu de gagne terrain sans mesurer le terrain gagné est absurde.
Re: Les règles et l'arbitrage
LES SPÉCIFICITÉS DU FOOTBALL AMÉRICAIN
PROFESSIONNEL AUX USA
PROFESSIONNEL AUX USA
LE SPORT SPECTACLE
Le football professionnel autorise quelques différences très minimes avec les règles universitaires que nous venons d'explorer. Elles sont destinées à rendre le jeu plus spectaculaire, moyennant quelques risques supplémentaires encourus par les joueurs. A cet égard, il faut noter que la fédération universitaire contrôle effectivement que les joueurs ont la possibilité de mener leurs études, et les cas de brillante réussite ne sont pas rares, même si le football n'est pas considéré comme un sport d'intellectuels.
Une balle lâchée par un joueur peut être récupérée par un autre et avancée par lui. Cette possibilité qui conduit une phase de récupération risquée pour les joueurs qui la tentent, puis à un renversement du jeu, comme lors d'une interception, est spectaculaire mais a tendance à «casser du bois». Elle est assez rare, car les réflexes des attaquants comme des défenseurs sont également aiguisés, et celui qui récupère la balle est immédiatement plaqué.
Pour qu'un joueur soit arrêté, il doit être contrôlé au sol (plus de 3 points de contact), faute de quoi, il peut se relever et repartir.
Les deux types de transformation, par essai et par coup de pied, valent 1 seul point, et l'on ne fait que des coups de pied, qui sont très rarement bloqués. Les prolongations se font par le système «sudden death» (mort subite) qui attribue la victoire à l'équipe qui marque la première.
Enfin l'arbitrage est plus libéral et ne sanctionne que les fautes flagrantes susceptibles de modifier le cours du jeu. Il est à remarquer combien les fautes personnelles non tactiques sont absentes des matches pro, si les fautes tout court sont rares. Cependant il faut garder en mémoire les résultats accablant des enquêtes de santé sur les joueurs et anciens joueurs professionnels. Au-delà des célèbres «affaires» de stimulants et de stupéfiants, le surmenage et la traumatologie entraînent des invalidités et même des réductions d'espérance de vie de 15 ans sur certains postes.
LES RÈGLES EUR0PÉENNES
La règle internationale adoptée par l'EFL est la règle universitaire, à peine amendée. La tendance déjà signalée à imiter servilement les professionnels pour le meilleur et souvent le pire, l'insouciance et la désinformation des dirigeants et souvent des joueurs eux-mêmes devant les problèmes de sécurité et de santé, l'indifférence à courte vue des empiriques modernes vis-à-vis des questions d'éthique sportive, ont fait de cette simple décision de bon sens un enjeu, dans les années passées. Les règles professionnelles, à notre avis, n'ont de sens que pour des joueurs ayant assimilé et pratiqué des années le système universitaire.
0RGANISATION DU FOOTBALL AMÉRICAIN
Le Canada et les États-unis sont les pays qui ont inventé le jeu. La sphère d'influence «culturelle» nord-américaine s'étend au Mexique pour des raisons économiques et politiques et, malgré le conflit avec la tradition hispanique du ballon rond, on y joue au football américain et au base-ball. En Amérique centrale et méridionale, les valeurs «yankee» pénètrent difficilement.
Le Japon est également un cas de colonie culturelle, ce qui ne doit pas laisser de provoquer des conflits avec les nombreux tenants de la tradition qui n'ont pas encore oublié les souliers de McArthur sur le bureau du «dieu vivant» Hiro-Hito. Le base-ball et le golf sont très courus. Cependant, depuis quelques années, le Japon regarde aussi vers l'Europe.
L'Europe présente un cas différent: elle avait ses traditions, dont les sports Nord américains sont souvent des réinterprétations : football américain contre rugby, base-ball contre cricket, bourbon contre scotch. Mais le football américain fournit en fait le seul sport collectif de contact joué de la même manière dans tous les pays d'Europe. Un bel avantage pour l'après 92. Il se développe indépendamment du base-ball et de l'américanophilie avec ses hauts et ses bas reflétant plus ou moins les cours de change du dollar.
AUX USA
Le football scolaire et universitaire: à l'opposé du préjugé courant, c'est là que se situe le cœur du football américain, avec plus de 2 millions de pratiquants, entre 12 et 25 ans. Le football américain est introduit en initiation dans les cours d'EPS et il est considéré comme complémentaire et non opposé aux autres sports, comme l'athlétisme, etc. Il a du reste une saison bien déterminée qui est l'automne.
Les meilleurs éléments, sélectionnés sévèrement sur leur pugnacité, leur endurance et leurs capacités athlétiques, constituent une équipe qui est un véritable porte-drapeau de l'école. Les places de titulaires sont durement gagnées à l'entraînement. La tonalité générale est assez militaire.
Avec le passage à l'université, les choses prennent une couleur différente. Les universités, très souvent privées et toujours payantes, sélectionnent des joueurs dans tous les pays, offrant d'alléchantes bourses d'études aux bons éléments. Toutefois suivant la déontologie universitaire, la pratique du football américain doit être conjuguée avec les études, et les règles de l'amateurisme respectées. Les joueurs sont plus spécialisés, le mirage du professionnalisme prend corps pour eux. Certains délaissent leurs études, se contentant de diplômes formels, mais les cas de bonnes réussites universitaires ne sont pas rares. Les présidents Hoover (Stanford), Eisenhover (Army), Ford (Michigan), Nixon (Whittier) et même Reagan (Eureka) (sic), ont joué dans leur université, le député, candidat républicain à la présidence en 1988, Jack Kemp, est un ancien OB professionnel célèbre (San Diego Chargers et Buffalo Bills), et Ted Kennedy fut un bon receveur pour Harvard. Cela dit, le fait de jouer trop longtemps au football américain, particulièrement en professionnel, n'est pas considéré dans la bonne société comme dénotant nécessairement une grande intelligence, et les très grandes universités (Harvard et toute 1'«Ivy League», Stanford, MIT) se contentent parfaitement de résultats médiocres. Les universités militaires toutefois (Yale, West Point) investissent plus dans leur équipe.
Dans tous les cas, cependant, les matches de l'équipe donnent lieu à de grandes fêtes communautaires. Pour les universités moins prestigieuses intellectuellement (Nebraska, Oklahoma, Floride...), les résultats sportifs facilitent les levées' de subventions privées, et le football américain est alors un véritable «business», avec des joueurs très sélectionnés et des entraîneurs très bien payés, dotés d'impressionnantes équipes d'assistants, d'équipements et de moyens matériels illimités. C'est le vivier dans lequel les équipes professionnelles puisent chaque année la chair fraîche qui renouvelle la cohorte des 2 000 professionnels.
Une structure unique gère l'ensemble des sports universitaires, très puissante et comme toujours aux USA, très organisée: la National Collegiate Athletic Association. Elle fixe les règles, les publie et les révise chaque année, pour tous les sports, avec une minutie tout américaine, forme les arbitres et organise les compétitions. Elle repose essentiellement sur le bénévolat.
Les écoles et les universités sont groupées en poules, par région et par niveau. Chaque année, un champion national est désigné sur la base des résultats de la saison et, au moment de Noël, de nombreuses et prestigieuses coupes aux règlements divers sont jouées. Certaines de ces coupes sont très anciennes: le Rose Bowl (1902) se joue à Pasadena Californie, l'Orange Bowl se joue à Miami..., et attirent autant de public que les grands matches professionnels. Par leur aspect imprévu, l'apparition de nouveaux joueurs inconnus, elles sont les plus prisées des véritables amateurs.
Chaque année également un jury d'entraîneurs désigne le vainqueur du Heisman Trophy, considéré comme le meilleur joueur de l'année et promis à une belle carrière professionnelle.
Enfin une équipe Ail stars est désignée pour une rencontre avec les champions professionnels.
Le football professionnel: le professionnalisme remonte à 1892 avec les 500 dollars attribués à William Heffelfinger par la Allegheny Athletic Association. La première fédération professionnelle a été fondée en 1920 (American Professional Football Association, président Jim Thorpe), regroupant les équipes de cinq États. Elle devait devenir la National Football League en 1922 (président Joe Carr) et durer jusqu'à nos jours, malgré les nombreuses divisions et dissidences.
Le premier champion fut l'équipe des Chicago Staleys, rebaptisée Chicago Bears l'année suivante. Les Green Bay Packers se classaient en quatrième position. C'est à ce moment que les «clubs athlétiques» de semi professionnels de la région de l'Ohio, souvent ouvriers d'usines rémunérés en primes de matches et excuses au travail pendant la saison de football américain, sont devenus de véritables entreprises de spectacle sportif et se sont étendues à tout le pays. En 1925 grâce à l'immense popularité de Red Grange «The Galloping Ghost» et aux talents promotionnels de C.C. «Cash and Carry» Pyle une tournée retentissante eut lieu, amenant jusqu'à 38'000 spectateurs pour un match.
Le système actuel est dominé par la NFL qui est une association de 28 propriétaires de «franchise», arbitrée par le «Comissioner» Peter Rozelle, chargé d'arrondir les angles entre les ego souvent violents des milliardaires propriétaires. La ligue gère et partage les droits de télévision et de matériel promotionnel (à travers NFL Properties Inc.). Sur les années 1981-1985 les droits de télévision avec les trois réseaux ABC, CBS et NBC se sont élevés à deux milliards de dollars. Le sport est considéré comme le symbole même de la puissance et de la combativité de l'Amérique pour toutes les classes hormis les intellectuels et les classes supérieures. L'exploitation de cette popularité est systématique, elle génère des' profits monumentaux qui font trembler d'envie les petits promoteurs qui ont vu les débuts modestes du football américain en Europe…
Bien entendu le partage d'une telle manne ne va pas sans conflits. Les grèves de joueurs sont monnaie courante, retournant l'Amérique bien pensante qui voit ses idoles rongées par la gangrène du communisme. La répartition des gains entre joueurs est aussi inégale que dans le «soccer» en France. Les vedettes, en particulier les QB, touchent des millions de dollars, alors que l'es autres se contentent d'un salaire moyen pour une carrière souvent obscure d'une dizaine d'années au plus, entraînant souvent de graves handicaps ultérieurs. La carrière de footballeur pro ne se comprend pas sans la passion du jeu et du stade retentissant des voix de ses 80'000 spectateurs.
Les tentatives de créations de ligues parallèles, pour contourner le «numerus clausus» de la NFL et tenter de faire encore grossir le marché, sont sporadiques. La dernière en date, l'USFL qui espérait mettre sur pied une saison de printemps, s'est soldée par un dur échec sportif et financier.
Bien entendu le NFL promulgue les règles qui sont légèrement différentes des règles de base universitaires, et autorisent un jeu plus spectaculaire, avec cependant plus de risques.
La saison commence début septembre pour les matches de pré saison qui permettent de tester les nouvelles recrues et accessoirement les nouvelles tactiques. Ils succèdent aux camps d'entraînement qui occupent au minimum tout le mois d'août.
Les équipes sont divisées en deux «conférences» National "NFC" et American "AFC", chacune subdivisée en quatre divisions: est, nord, ouest et sud, composées de quatre équipes chacune. La saison comporte 15 rencontres. La meilleure équipe de chaque division est sélectionnée pour les finales ou «play-off». Les deux équipes qui ont les meilleurs scores après les premiers de division se rencontrent en un barrage «wild card game» pour fournir un quatrième demi-finaliste. En deux tours, on obtient le champion de la conférence, et les champions de conférence se rencontrent lors de la finale nationale, «mondiale» disent les Américains, le fameux «Super Bowl» pour lequel tout s'arrête aux USA, et qui a lieu entre la dernière semaine de janvier et la première de février. La saison est alors terminée sauf pour le «Pro Bowl» qui oppose de nos jours une sélection des meilleurs joueurs de chaque conférence, et la «All Pro» contre la sélection des universités.
Le pendant du «Heisman Trophy» est le «Pro Football Hall of Fame» sorte de Panthéon du football américain pro, situé à Canton Ohio, en hommage à Jim Thorpe, un des plus grands athlètes de tous les temps, et ses Canton Bulldogs.
Enfin, au printemps, les délicates négociations d'intégration des joueurs universitaires en fin d'études ont lieu. La formule est originale. Les équipes choisissent les joueurs par ordre de performance croissante la saison précédente: la dernière équipe choisit la première, ce qui tend à ramener l'équilibre entre équipes fortes et faibles. Mais tous les marchandages sont possibles, et la bourse aux joueurs va bon train.
Le football civil amateur: dans une carrière sportive normale, le joueur qui n'est pas sélectionné parmi les universitaires ou l'universitaire qui ne passe pas professionnel, abandonnent simplement le football américain pour se consacrer à d'autres sports. Il faut se souvenir que le football américain est un sport saisonnier, complémentaire et non concurrent des autres, même s'il déclenche chez beaucoup des passions absolues. Pour les autres, plusieurs solutions sont possibles.
Les débouchés se trouvent dans les équipes d'entraîneurs, pour ceux qui veulent faire du le football américain leur métier. Avec le soin et la passion méticuleuse que les Américains apportent à ce qu'ils font, avec les effectifs élevés des équipes, les entraîneurs sont souvent professionnels, même dans des écoles secondaires modestes.
Pour ceux qui ont une bonne profession, mais que le virus travaille, les longues cohortes des arbitres, nécessairement tous bénévoles, pour des raisons d'éthique, les accueillent. Dans le cas des grands matches pro, ce bénévolat est poussé jusqu'au «milliardariat», puisque les arbitres sont sélectionnés sur leurs références techniques, mais aussi sur leur aisance financière, qui les met à l'abri de toute idée, de tout soupçon de corruption.
Enfin pour ceux qui ne veulent pas capituler, un grand nombre d'équipes «corpo», ou affinitaires, appelées aux États-Unis «semi professionnel», se sont développées, surtout dans les régions traditionnelle d'implantation du le football américain; le Nord-est industriel, le Sud et la côte ouest. Ces équipes organisent des championnats locaux, régionaux et interrégionaux.
Cependant le coût de l'équipement, le caractère exigeant du jeu, pour chaque individu, .et collectivement pour la mise sur pied d'une équipe de 40 joueurs, ainsi que les réticences de ceux qui ont côtoyé le «haut niveau» universitaire, à redescendre de leurs rêves, font que les formes adoucies du le football américain, ne comportant ni blocages violents ni placages, comme le «touch football» ou le «flag football», qui se jouent avec des équipes restreintes (6 joueurs), sont beaucoup plus pratiquées. Elles présentent toutes les nuances d'intensité, depuis le pur sport loisir, le dimanche, dans le parc, jusqu'au championnat national où s'affrontent des équipes de haut niveau qui exploitent à fond toutes les spécialités de la règle. C'est ici l'un des seuls endroits où l'on a le plaisir de pouvoir évoquer le «deuxième sexe» : il existe des équipes et des championnats féminins de «flag football». Le football américain, une affaire d'hommes?
Re: Les règles et l'arbitrage
AU CANADA
Les règles canadiennes différentes (3 tenus, 12 joueurs, terrain élargi) rendent les rencontres entre équipes nord-américaines improbables. Les transferts de joueurs sont en revanche monnaie courante, attirant de bons joueurs canadiens vers les «scolarships» des universités américaines, et des vedettes américaines pro de second plan émigrent vers les professionnels canadiens.
Pour le reste l'organisation du sport est identique, professionnels, universitaires et scolaires, amateurs. Le développement du «touch football» amateur est pourtant exceptionnel au Canada. Il y a trois divisions de championnat, et la meilleure d'entre elles voit s'affronter de véritables virtuoses, dont l'habileté et les capacités athlétiques n'ont rien à envier à celles des champions du «tackle football».
Cependant, au total, la popularité du le football américain est sans comparaison avec les USA. Les équipes professionnelles sont moins nombreuses et le niveau de jeu n'atteint pas à l'excellence durement et chèrement gagnée des grandes universités et des pros américains. Les conditions climatiques sont encore plus défavorables que dans le Nord-est américain, et de plus le hockey est roi en son royaume.
MEXIQUE, JAPON ET AUTRES PAYS HORS D'EUROPE
Le football public, professionnel et universitaire de haut niveau, n'atteint nulle part le niveau de qualité et le nombre de pratiquants et de «fans» des USA et accessoirement du Canada.
Cependant le football s'est implanté peu ou prou là où les USA exercent une influence prépondérante, grâce à la passion de quelques individus, mais surtout, dans la majorité des cas, grâce aux forces armées, où le football, sport de combat collectif, est assidûment pratiqué, et qui organisent en permanence des championnats inter régiments, des défis, etc. Ainsi les équipements, les terrains, les arbitres et les entraîneurs compétents existent. De plus certains militaires ne dédaignent pas d'arrondir leur solde en se livrant à leur passion pour le compte d'équipes civiles locales.
Le Japon et le Mexique font exception car le développement du le football américain est allé depuis longtemps beaucoup plus loin. Sans doute dans une tentative similaire de s'affranchir d'un passé historique féodal pesant, le courant proaméricain est suffisamment puissant dans ces deux pays pour permettre l'existence de ligues professionnelles d'un très bon niveau, en plus des amateurs.
EN EUR0PE
Historique du le football américain en Europe: notre continent n'échappe pas, bien entendu, aux théorèmes énoncés ci-dessus, mais c'est notre terre, et nos instruments d'observation sont plus fins.
Le football américain a bien commencé, en Allemagne et par extension en Autriche, dans le giron des troupes d'occupation et des troupes de l'OTAN. En Italie, autre pionnier européen, les troupes américaines sont plus discrètes, mais nombreux sont ceux qui pour une raison ou une autre sont rentrés au pays après un séjour prolongé chez l'oncle Sam. Et le destin du football américain est devenu autonome et assuré, au début des années 8O, lorsque les civils se sont emparés de la chose, en Italie donc et en RFA, puis en France, en Suisse, en Finlande, en Grande-Bretagne où le cricket en prend pour ses «wickets», et enfin en Hollande. Mais cette «success story» que l'on pourrait écrire, à l'instar de tous ceux qui aiment voler au secours de la victoire, ne doit pas cacher des difficultés immenses, qui justifient cette floraison tardive d'un sport plus que centenaire. Les raisons en sont diverses selon les pays. En commun toutefois et en première place se trouve la difficulté d'obtenir des équipements à un prix raisonnable, à cause des fluctuations des changes, des difficultés administratives et financières pour établir des courants d'importation. La fabrication locale en petite série n'est envisageable que pour les maillots et pantalons, et encore. De plus la concurrence des autres sports, et en particulier du ballon ovale en France et en Grande-Bretagne, a joué.
Enfin et surtout, le poids de l'infrastructure à créer de toutes pièces (clubs, ligues, fédérations, championnats, arbitres...) a fait avorter pendant des années les efforts méritoires des passionnés du football américain. On peut penser que le cadre international européen qui s'est instauré des 1981 a grandement favorisé, voire conditionné l'implantation définitive du football américain en France mais aussi ailleurs, permettant de compter immédiatement des équipes par centaines et non par unités et par dizaines, désenclavant les équipes isolées par des rencontres internationales, fixant un niveau de jeu élevé immédiatement et donc imposant aux nouveaux pays des progrès immédiats et pour finir conférant aux modestes efforts nationaux une amplification, une vraisemblance susceptibles de leur attirer le soutien des pouvoirs publics, et des mécènes ou des annonceurs privés.
La Fédération européenne: après les premiers contacts en 1981 entre Italie, RFA., Autriche et France, dus essentiellement aux efforts de M. Giovanni Colombo de Milan, et une première ébauche de fédération, la structure actuelle European Football League vit le jour à Milan en mars 1985, présidée par M. Paolo. Volker (RFA) et rassemblant la France, l'Italie, la RFA et l'Autriche, la Grande-Bretagne, la Finlande, la Suisse, les Pays-Bas, et bientôt la Belgique, la Suède et la Norvège.
Compétitions et palmarès: la fédération européenne organise des championnats tous les deux ans. Les jeux par équipes de nations sont très problématiques. L'intendance est lourde et le compte d'exploitation tendu. Mais surtout la cohésion interne d'une équipe doit être telle, et le jeu est si peu improvisé, que les sélections ont souvent un niveau très inférieur aux équipes constituantes, et que bien peu de pays veulent ou peuvent consentir trois mois de travail collectif au montage d'une équipe nationale. En 1983 à Castelgiorgio (Italie) l'équipe de France finit quatrième en perdant 20-27 contre la RFA alors que l'Italie l'emporte sur la Finlande. En 1985 à Milan, le triomphe des Finlandais sur les Italiens sert de décor à une nouvelle place de quatrième des Français contre les Allemands de l'Ouest 14-0. En 1987, la France a été éliminée en phase préliminaire par la Grande-Bretagne, et les Italiens reprirent leur titre face à la RFA, à Helsinki (Finlande).
Une coupe des clubs champions est également en place, en alternance avec les championnats, depuis 1986, ou les Jets de Paris ont représenté la France.
EN FRANCE
Historique: la première équipe a vu le jour en septembre 1980 à Paris. Elle a pris le nom de Spartacus en hommage à un gladiateur selon l'imagerie classique du football américain, mais aussi à un combattant de la liberté. L'équipe est née de l'initiative de Laurent Plegelatte, en stage à Vail (Colorado), qui décide d'acheter un lot d'équipements déclassés, de les importer et d'essayer de réunir une équipe d'amis, rapidement, une deuxième équipe, les Météores, se forme et un premier match «officiel» a lieu en juin 1981 qui voit la victoire du Spartacus.
A la suite des contacts avec la fédération italienne, le premier match international de clubs a lieu à Ferrare (Italie), entre les Aquile et Spartacus. Cette rencontre donne aux équipes françaises une meilleure conscience du niveau à atteindre et des moyens de la progression. Les années suivantes, des stages aux Canada et aux USA seront systématiquement organisés.
Entre-temps, le nombre des équipes est passé à six, et un comité national pour le développement du football américain a été fondé, dont le but est de commencer l'implantation du sport en France en attendant que les effectifs permettent de lancer une fédération solide.
La fédération est fondée en 1983 et le nombre d'équipes croît rapidement: 12 en 1982, puis 22 en 1984, 55 en 1988, plus de 80 en 1993. Le premier président est Laurent' Plegelatte. La France participe aux premiers championnats d'Europe en 1983 à Castelgiorgio (Italie) et frôle une troisième place.
La demande d'agrément ministériel, déposée en 1984, aboutit en mai 1985 seulement, sous la présidence de Michel Gofman, cofondateur de Spartacus, à cause de la création d'une fédération concurrente par une curieuse et éphémère société de sponsoring international.
La réunification obtenue, la fédération compte en 1988 55 équipes. Elle est présidée par Jacques Accambray, ancien champion et recordman de France du lancer du marteau.
Structures fédérales: la fédération est dirigée par l'assemblée générale, constituée par les délégués des clubs et elle se réunit annuellement. Elle approuve les comptes, le bilan sportif, fixe les grandes orientations et élit le président. Cette assemblée élit un comité directeur d'une trentaine de membres auxquels elle délègue ses pouvoirs. Le comité directeur élit le bureau (secrétaire, trésorier, vice-présidents...) qui administre la fédération, Il pourvoit également les commissions: commission de contrôle, les «sages », commission d'appel, commission technique, commission sportive, commission médicale et commission d'arbitrage.
Les règles canadiennes différentes (3 tenus, 12 joueurs, terrain élargi) rendent les rencontres entre équipes nord-américaines improbables. Les transferts de joueurs sont en revanche monnaie courante, attirant de bons joueurs canadiens vers les «scolarships» des universités américaines, et des vedettes américaines pro de second plan émigrent vers les professionnels canadiens.
Pour le reste l'organisation du sport est identique, professionnels, universitaires et scolaires, amateurs. Le développement du «touch football» amateur est pourtant exceptionnel au Canada. Il y a trois divisions de championnat, et la meilleure d'entre elles voit s'affronter de véritables virtuoses, dont l'habileté et les capacités athlétiques n'ont rien à envier à celles des champions du «tackle football».
Cependant, au total, la popularité du le football américain est sans comparaison avec les USA. Les équipes professionnelles sont moins nombreuses et le niveau de jeu n'atteint pas à l'excellence durement et chèrement gagnée des grandes universités et des pros américains. Les conditions climatiques sont encore plus défavorables que dans le Nord-est américain, et de plus le hockey est roi en son royaume.
MEXIQUE, JAPON ET AUTRES PAYS HORS D'EUROPE
Le football public, professionnel et universitaire de haut niveau, n'atteint nulle part le niveau de qualité et le nombre de pratiquants et de «fans» des USA et accessoirement du Canada.
Cependant le football s'est implanté peu ou prou là où les USA exercent une influence prépondérante, grâce à la passion de quelques individus, mais surtout, dans la majorité des cas, grâce aux forces armées, où le football, sport de combat collectif, est assidûment pratiqué, et qui organisent en permanence des championnats inter régiments, des défis, etc. Ainsi les équipements, les terrains, les arbitres et les entraîneurs compétents existent. De plus certains militaires ne dédaignent pas d'arrondir leur solde en se livrant à leur passion pour le compte d'équipes civiles locales.
Le Japon et le Mexique font exception car le développement du le football américain est allé depuis longtemps beaucoup plus loin. Sans doute dans une tentative similaire de s'affranchir d'un passé historique féodal pesant, le courant proaméricain est suffisamment puissant dans ces deux pays pour permettre l'existence de ligues professionnelles d'un très bon niveau, en plus des amateurs.
EN EUR0PE
Historique du le football américain en Europe: notre continent n'échappe pas, bien entendu, aux théorèmes énoncés ci-dessus, mais c'est notre terre, et nos instruments d'observation sont plus fins.
Le football américain a bien commencé, en Allemagne et par extension en Autriche, dans le giron des troupes d'occupation et des troupes de l'OTAN. En Italie, autre pionnier européen, les troupes américaines sont plus discrètes, mais nombreux sont ceux qui pour une raison ou une autre sont rentrés au pays après un séjour prolongé chez l'oncle Sam. Et le destin du football américain est devenu autonome et assuré, au début des années 8O, lorsque les civils se sont emparés de la chose, en Italie donc et en RFA, puis en France, en Suisse, en Finlande, en Grande-Bretagne où le cricket en prend pour ses «wickets», et enfin en Hollande. Mais cette «success story» que l'on pourrait écrire, à l'instar de tous ceux qui aiment voler au secours de la victoire, ne doit pas cacher des difficultés immenses, qui justifient cette floraison tardive d'un sport plus que centenaire. Les raisons en sont diverses selon les pays. En commun toutefois et en première place se trouve la difficulté d'obtenir des équipements à un prix raisonnable, à cause des fluctuations des changes, des difficultés administratives et financières pour établir des courants d'importation. La fabrication locale en petite série n'est envisageable que pour les maillots et pantalons, et encore. De plus la concurrence des autres sports, et en particulier du ballon ovale en France et en Grande-Bretagne, a joué.
Enfin et surtout, le poids de l'infrastructure à créer de toutes pièces (clubs, ligues, fédérations, championnats, arbitres...) a fait avorter pendant des années les efforts méritoires des passionnés du football américain. On peut penser que le cadre international européen qui s'est instauré des 1981 a grandement favorisé, voire conditionné l'implantation définitive du football américain en France mais aussi ailleurs, permettant de compter immédiatement des équipes par centaines et non par unités et par dizaines, désenclavant les équipes isolées par des rencontres internationales, fixant un niveau de jeu élevé immédiatement et donc imposant aux nouveaux pays des progrès immédiats et pour finir conférant aux modestes efforts nationaux une amplification, une vraisemblance susceptibles de leur attirer le soutien des pouvoirs publics, et des mécènes ou des annonceurs privés.
La Fédération européenne: après les premiers contacts en 1981 entre Italie, RFA., Autriche et France, dus essentiellement aux efforts de M. Giovanni Colombo de Milan, et une première ébauche de fédération, la structure actuelle European Football League vit le jour à Milan en mars 1985, présidée par M. Paolo. Volker (RFA) et rassemblant la France, l'Italie, la RFA et l'Autriche, la Grande-Bretagne, la Finlande, la Suisse, les Pays-Bas, et bientôt la Belgique, la Suède et la Norvège.
Compétitions et palmarès: la fédération européenne organise des championnats tous les deux ans. Les jeux par équipes de nations sont très problématiques. L'intendance est lourde et le compte d'exploitation tendu. Mais surtout la cohésion interne d'une équipe doit être telle, et le jeu est si peu improvisé, que les sélections ont souvent un niveau très inférieur aux équipes constituantes, et que bien peu de pays veulent ou peuvent consentir trois mois de travail collectif au montage d'une équipe nationale. En 1983 à Castelgiorgio (Italie) l'équipe de France finit quatrième en perdant 20-27 contre la RFA alors que l'Italie l'emporte sur la Finlande. En 1985 à Milan, le triomphe des Finlandais sur les Italiens sert de décor à une nouvelle place de quatrième des Français contre les Allemands de l'Ouest 14-0. En 1987, la France a été éliminée en phase préliminaire par la Grande-Bretagne, et les Italiens reprirent leur titre face à la RFA, à Helsinki (Finlande).
Une coupe des clubs champions est également en place, en alternance avec les championnats, depuis 1986, ou les Jets de Paris ont représenté la France.
EN FRANCE
Historique: la première équipe a vu le jour en septembre 1980 à Paris. Elle a pris le nom de Spartacus en hommage à un gladiateur selon l'imagerie classique du football américain, mais aussi à un combattant de la liberté. L'équipe est née de l'initiative de Laurent Plegelatte, en stage à Vail (Colorado), qui décide d'acheter un lot d'équipements déclassés, de les importer et d'essayer de réunir une équipe d'amis, rapidement, une deuxième équipe, les Météores, se forme et un premier match «officiel» a lieu en juin 1981 qui voit la victoire du Spartacus.
A la suite des contacts avec la fédération italienne, le premier match international de clubs a lieu à Ferrare (Italie), entre les Aquile et Spartacus. Cette rencontre donne aux équipes françaises une meilleure conscience du niveau à atteindre et des moyens de la progression. Les années suivantes, des stages aux Canada et aux USA seront systématiquement organisés.
Entre-temps, le nombre des équipes est passé à six, et un comité national pour le développement du football américain a été fondé, dont le but est de commencer l'implantation du sport en France en attendant que les effectifs permettent de lancer une fédération solide.
La fédération est fondée en 1983 et le nombre d'équipes croît rapidement: 12 en 1982, puis 22 en 1984, 55 en 1988, plus de 80 en 1993. Le premier président est Laurent' Plegelatte. La France participe aux premiers championnats d'Europe en 1983 à Castelgiorgio (Italie) et frôle une troisième place.
La demande d'agrément ministériel, déposée en 1984, aboutit en mai 1985 seulement, sous la présidence de Michel Gofman, cofondateur de Spartacus, à cause de la création d'une fédération concurrente par une curieuse et éphémère société de sponsoring international.
La réunification obtenue, la fédération compte en 1988 55 équipes. Elle est présidée par Jacques Accambray, ancien champion et recordman de France du lancer du marteau.
Structures fédérales: la fédération est dirigée par l'assemblée générale, constituée par les délégués des clubs et elle se réunit annuellement. Elle approuve les comptes, le bilan sportif, fixe les grandes orientations et élit le président. Cette assemblée élit un comité directeur d'une trentaine de membres auxquels elle délègue ses pouvoirs. Le comité directeur élit le bureau (secrétaire, trésorier, vice-présidents...) qui administre la fédération, Il pourvoit également les commissions: commission de contrôle, les «sages », commission d'appel, commission technique, commission sportive, commission médicale et commission d'arbitrage.
Re: Les règles et l'arbitrage
LES ARBITRES: CHARGES ET DEVOIRS
Depuis le tirage à pile ou face, jusqu'au coup de sifflet final, ce sont les arbitres qui dirigent le match. Une rencontre peut être jouée sous la juridiction de quatre à sept arbitres.
Chacun des arbitres présents doit connaître le nombre de yards qui reste à gagner, le nombre de downs à jouer, le nombre de temps morts qui reste à la disposition de chaque équipe. Chaque arbitre peut en outre déclarer le ballon mort, déterminer le score, le tout en utilisant les signaux en vigueur et qui sont exposés un peu plus loin.
Les arbitres sont également contraints de revêtir l'uniforme prescrit par le règlement.
Le referee (R)
Le referee est l'arbitre principal. C'est lui qui supervise et contrôle le déroulement du match. Il est le seul responsable officiel du score. Il prend les décisions finales compte tenu des fautes qui lui sont signalées et en fonction du règlement en vigueur. Il détermine quand la balle est prête à être jouée, après avoir vérifié que les autres arbitres sont en position. C'est lui qui commende la mise en route de l'horloge. Il doit décompter les 25 secondes entre le moment où la balle est jouable et le démarrage de l'action. Il signale les pénalités et fait en sorte que chacun des deux capitaines les comprennent, en leur faisant part des fautes commises. C'est également lui qui inspecte le terrain avant le match et pendant la rencontre et signale toute irrégularité aux responsables de l'Organisation du match. Il se place juste derrière les coureurs du côté de l'équipe d'attaque et vérifie la légalité des mouvements des attaquants avant le départ de l'action. Pendant l'action, il surveille les blocages et les actions derrière la ligne de scrimmage qui concernent le porteur de balle en particulier et la balle en général.
L'umpire (U)
Il est responsable de la conformité de l'équipement des joueurs. Il contrôle la légalité des actions qui se déroulent sur la ligne de scrimmage, de la position des hommes de ligne sur le terrain ainsi que des signaux défensifs. C'est également lui qui détermine su sur une passe ou sur un coup de pied, la balle a franchi la ligne d'avantage. En outre, l'umpire observe la conformité du snap et compte le nombre de joueurs d'attaque présents sur le terrain. Il doit aussi rappeler au referee le temps qui reste à jouer dans chaque mi-temps. L'umpire se positionne entre 5 et 7 yards derrière la ligne de scrimmage, côté défense, en faisant en sorte de ne pas gêner les mouvements des joueurs.
Les linesmen (LM)
Les linesmen ont à leur charge les mouvements de la chaîne de yardage et de l'indicateur de downs. Ils doivent juger de la progression du ballon. Ils indiquent les pénalités au-delà de la ligne de scrimmage et doivent comptabiliser le nombre de downs. Lorsque l'action se déroule de son côté du terrain, le linesman doit apprécier la légalité des actions qui se déroulent autour du ballon.
Le linesman se positionne au niveau de la ligne de scrimmage à l'opposé de la tribune de presse, suffisamment en retrait de manière à ne pas gêner les mouvements des autres joueurs
Le line judge (LJ)
Le line judge est responsable des actions une fois la ligne de scrimmage franchie, ainsi que des infractions des formations de départ des deux équipes. Il indique la progression de la balle au referee et à l'umpire. Lorsque l'action se développe de son côté du terrain, le line judge est responsable de la légalité des actions qui se déroulent autour du ballon. Le line judge se positionne à hauteur de la ligne de scrimmage, du côté de la tribune de presse, suffisamment en retrait pour ne pas gêner les mouvements des joueurs.
Le back judge (BJ)
Les responsabilités du back judge comprennent: le compte des joueurs de défense présents sur le terrain, le décompte du temps, la légalité des actions de passe ainsi que la nature du ballon (mort ou vivant). Le back judge observe les mouvements des receveurs lorsqu'ils sortent de la zone d'avantage. Le back judge se positionne entre 20 et 25 yards derrière la ligne de scrimmage et en retrait de l'arrière défense.
Le field judge (FJ)
Il est responsable du décompte des 25 secondes une fois que la balle est prête à jouer. Il doit suivre des yeux les receveurs éligibles, les coups de pieds et les passes qui se déroulent de son côté du terrain. Le field judge se positionne du côté de la défense de 15 à 20 yards en retrait de la ligne de scrimmage, du côté opposé à la tribune de presse et bien sûr suffisamment sur le côté pour ne pas gêner les joueurs.
SIGNES D'ARBITRAGE
Signes d'arbitrage: on trouvera sur les dessins les principaux signes d'arbitrage. Ceux-ci sont répétés à la notification de la faute et à l'application de la pénalité. Dans tous les cas l'arbitre désigne l'équipe fautive. Un micro HF peut être utilisé par l'arbitre principal exclusivement, pour communiquer les décisions en clair, malgrés les progrés technique, les arbitre n'on pas renoncé au language des signes.
Re: Les règles et l'arbitrage
Une numérotation pas comme les autres
La numérotation joue un grand rôle dans le mythe du sport américain en général et dans le football en particulier. On peut même aller très loin avec la personnalisation des joueurs au travers des numéros; c'est ainsi que le numéro fétiche du basketteur Michael Jordan, le "23", n'aura pas été porté durant l'année sabbatique du joueur des Bulls, et qu'il faudra attendre un long moment après sa retraite avant qu'un joueur de NBA «ose» porter ce numéro.
En France, Jean-Pierre Papin, depuis son retour, joue à Bordeaux avec le n° "27", encore un numéro qui sera dur à porter à un haut niveau.
Dans le monde du football américain, du moins pour la NCAA (fédération des collèges), la numérotation est sévère essentiellement pour la ligne d'attaque, étant bien entendu que deux joueurs ne doivent pas utiliser le même numéro durant une même partie. En revanche, dans le football américain professionnel, tout est à peu près permis, une star gardent son numéro fétiche durant toute sa carrière.
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