L'histoire des Dallas Cowboys

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L'histoire des Dallas Cowboys

Message par § le Jeu 24 Jan - 1:27

première partie
Naissance d’un mythe: Les Dallas Cowboys

C’est durant l’année 1959 que Tex Schramm finit par frapper à la bonne porte. L’homme est journaliste et travaille sur une chaîne de télé d’Austin au Texas. Sa mission consiste à couvrir les évènements sportifs et en particulier le football américain. C’est à cette époque que les patrons de la "national football league" décident d’accueillir la création de deux nouvelles franchises, car grâce au transport aérien de plus en plus performant, la possibilité d’agrandir la ligue devient possible. Mais les instances de la NFL bloquent divers projets d’expansion dont celui de Lamar Hunt. Le projet des boss de la NFL prévoit notamment la construction d’une équipe dans le sud du pays, plus précisément au Texas. C’est l’opportunité qu’attend Tex Schramm pour présenter son projet aux pontes de la ligue, qu’il connaît bien. Ces derniers, après lecture, sont très intéressés par l’idée de Schramm, et ils lui délivrent finalement le droit de trouver les bons investisseurs.


Clint Murchinson jr. le 1er propriétaire de la franchise & Tex Schramm

Pour Schramm ce n’est pas un problème, il connaît bien le Texas et surtout les plus grands décisionnaires en matière d’économie de l’état. Sa méthode est simple: vendre le projet et ensuite pouvoir le développer. Schramm fait dans la simplicité et la diplomatie, il fait divers tours de table va voir, et finit par tomber sur Clint Murchinson junior qui est un grand fan de football et qui est une des plus grandes fortunes du pays. D’emblée Murchinson est séduit par le projet qui va lui coûter un investissement de six-cent mille dollars de l’époque, en retour Schramm se voit confier le poste de manager général ainsi que des parts dans la société. Un troisième partenaire, Bedford Wynne, un ami de Murchinson, fait partie du tour de table.


Don Meredith, le 1er QB à mené les Cowboys vers leur 1er succès & Don Perkins le 1er grand RB des Cowboys

Une fois installé, Schramm se met au travail et rapidement son choix pour le poste de coach se porte sur un certain Tom Landry, qui est assistant défensif au New-york Giants et ex professionnel. Landry présente de sérieux avantages pour Schramm car il est Texan d’origine et de surcroît fondamentaliste Chrétien, ce qui peut être excellent pour l’image de la franchise. Chez les pro, Tom Landry fut un honnête joueur et c’est tout naturellement qu’il s’est tourné vers le coaching. Il est également un vétéran de la seconde guerre mondiale où il a réalisé plusieurs missions sur l’Europe à bord des fameuses forteresses volantes.

Clint Murchinson junior est un des hommes les plus riche du Texas et fils de Clint senior, un des homme les plus influents des états-unis. Avec son frère, il dirige la holding familiale. Les Murchinson sont des touches à tout. Ils font partie des vieilles familles du Texas enrichies grâce au pétrole et au développement qui s’en est suivi. Clint sr est avant la guerre un des boss les plus dirigistes qui sévit au Texas, tout comme H L Hunt, son ami, il appartiendra plus tard durant la guerre froide à la Birch society et financera l’extrême-droite américaine, dont le parti neo-nazi américain de Lincoln Rockwel.l Sa main mise sur la presse est omniprésente. Il possède plusieurs sociétés pétrolières dont une où il est associé avec la famille mafieuse new yorkaise Gevonese et une autre avec le fameux Carlos Marcello, de la Nouvelle Orleans. Mais Clint junior reste à l’écart des aventures de papa et s’intéresse surtout au sport et à la construction immobilière, laissant à son frère John le soins de gérer les affaires pétrolières. Mais à l’arrivée, en cette année 1960, junior se retrouve à la tête d’une franchise de football dénommée Texas Cowboys.


Le terrible Bob Lilly en action & Le légendaire Chuck howley

il faudra trois à quatre saisons pour que l’équipe commence à avoir des résultats. Pas mal d’ajustements sont faits. Dès la troisième année la franchise prend le nom de Dallas-Cowboys et ensuite un peu plus tard opte pour le gris à la place du blanc au niveau des couleurs. En coulisse, Schramm s’active à vendre son bébé le mieux possible aux petites chaînes télé d’état (diffusion en différé) bien que la NFL soit sous contrat exclusif avec CBS il négocie aussi un minimum de rencontres en prime-time avec la chaîne nationale. Coté sportif et financier c’est une réussite car les salaires dans l’équipe sont assez bas. Mais petit à petit l’équipe accroche, qui plus est, avec un Tom Landry qui peaufine son image lui aussi. Sur le bord de la touche l’homme séduit la caméra avec sa démarche, son visage de marbre et son stetson vissé sur la tête. De plus son discours qui évoque les évangiles passe très bien. Landry tient plus du pasteur évangélique que d’un entraîneur de football mais ces premières saisons sont un peu dures. Sur le plan du jeu le coach texan en profite pour mettre en place certain jeu défensif qu’il a mis en pratique alors qu’il officiait au New-york Giants. Il dote sa formation de la flex-défense, une disposition en 4-3, fruit de sa propre invention qui permet à son escouade défensive de multiplier les possibilités de contre, face à l’attaque adverse.

C’est en 1965 que l’équipe atteint les play-off. Les Cowboys seront souvent confrontés au Green-bay Packers, du coach Vince Lombardi, que Landry connaît très bien. Ils étaient ensemble à la tête des New-york Giants, quelques années auparavant. Les deux formations se livrent des matchs épiques, mais la légendaire équipe du Wisconsin possède un effectif, à l’époque, de meilleure qualité et une certaine expérience des grands rendez vous et l’emporte..... Mais pour Landry les résultats sont là. La formation texane est désormais sur orbite avec quelques gros joueurs comme Bob Lilly, Graig Morton, Chuck howley, et Don Perkins. Mais les Cowboys ont du mal à aller jusqu’au bout. Le problème de Landry (se sera presque toujours le même) est que Dallas évolue dans la division la plus dure de la NFL...


Le Cotton Bowl, la 1er enceinte où évoluèrent les Cowboys de 1960 à 1971

Sur le plan économique le produit lui est désormais au top niveau. La franchise est baptisée "America’s team" les diffusions télé font un tabac, mieux, Schramm innove un nouveau concept (sans l’avoir inventé) en introduisant les pom pom girls (cheerleaders) sur les bords de touche. Murchinson le boss, apprécie énormément, par contre beaucoup de fans, en phase avec l’identité ultra-chrétienne de la franchise, ne comprennent pas, ainsi que Landry. Mais celui ci préfère être pragmatique et ignorer le problème, tout en veillant à ce que les filles fassent leur numéro le plus loin possible du banc de touche.

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Message par § le Ven 25 Jan - 16:54

deuxième partie
Dallas cowboys: America’s team

Nous sommes en janvier 72 et les Cowboys se présentent pour la deuxième fois en finale du super bowl après avoir mordu la poussière l’année précédente face au Baltimore Colts de Johnny Unitas à l’Orange Bowl de Miami. Il se voient opposer cette fois les Miami Dolphins au Tulane stadium de la Nouvelle Orleans. Les quatre-vingt mille personnes ne perdent pas une miette de ce qui sera une victoire facile des hommes de Landry. Le souvenir de la saison précédente est désormais oublié, la Dallas organisation (Murchinson propriétaire, Schramm le manager general , Tom Landry le head-coach et Gil Brandt le scout tout terrain) est au sommet.


Bum Bright le 2e propriétaire de la franchise & le coach Tom Landry

Alors que les résultats positifs s’enchaînent Murchinson et Schramm décident qu’il est temps d’abandonner le Cotton Bowl, le stade universitaire où évoluent les Cowboys et de construire une enceinte ultra moderne. Murchinson qui fait la pluie et le beau temps à Dallas passe tous les accords à son avantage et le nouveau stade est construit sur la localité de Irving à l’ouest de Dallas. Son architecture est de type nouvelle tendance avec notamment deux niveaux de loge. Sa toiture devait entièrement recouvrir l’enceinte, mais à l’arrivée, vu le coût final au niveau du budget, une ouverture est finalement laissée: histoire que dieu puisse regarder son équipe favorite jouer!!! L’enceinte de soixante-cinq mille places est inaugurée fin 71, la saison où les Cowboys remportent leur premier Super Bowl.


Le Texas stadium construit sur la localité de Irving & le Texas stadium vu de l’intérieur

Après la conquête du deuxième super bowl en 78, acquis également à la Nouvelle Orleans mais cette fois dans le flamboyant Super Dome face au Denver Broncos, le bilan est très satisfaisant pour la formation texane qui est leader dans tous les secteurs sur le plan audience télé. Elle bat tous les records d’audimat au niveau des ventes des produits dérivés. Elle devance nettement ses concurrents. Enfin le plus important, elle est devenue l’équipe préférée du pays, dans l’Amérique des années soixante-dix qui se cherche, où les valeurs controversées sont à la mode. Le télé évangéliste Tom Landry usant le macadam des bords de touches reste, tel John Wayne, imperturbable, sûr de lui, dictant et ordonnant toutes les idées qui peuvent amener son équipe à la victoire. Son aura est telle qu’il pourrait se présenter aux élections présidentielles et battre n’importe quel candidat qui lui ferait face.

Ces années là marquent définitivement l’apogée de ce que beaucoup vont appeler la mystique des Dallas Cowboys. Dès le début des premières diffusions télé, on a commencé à observer un phénomène qui sera au fil des saisons permanent. En effet les Cowboys ont pris la fâcheuse tendance, quand ils sont diffusés en prime time, d’être menés au score durant tout le match. Et puis alors que tout semble perdu, selon l’expression consacrée, ils reviennent de l’enfer et l’emportent dans un final étourdissant et éblouissant, le bien triomphant du mal. La chaîne nationale CBS se frotte les mains, comme show télé à l’époque on ne fait pas mieux.


Le danseur de l’astroturf Tony Dorsett & Tom Landry victorieux au super dome de la Nouvelle Orleans en 78

Jusqu’au milieu des années quatre-vingts le bilan en terme de résultat est surréaliste. L’équipe ne décroche pas une seule fois depuis la fin des années soixante. Les titres de divisions se succèdent malgré une très forte concurrence avec notamment la présence des New York Giants des Washington Redskins, et des Philadelphia Eagles dans la même division, soit la plus dure de toute la NFL. Les matchs de play-offs défilent eux aussi, ainsi que de nombreuses finales de conférence nationale, et enfin, la cerise sur le gâteau, un total de cinq finales de Super Bowl dont seulement deux victoires à l’arrivée... Oui deux victoires cela peut paraître étonnant avec une telle domination, sans doute que cela était dû au fait que Tom Landry demandait beaucoup trop d’efforts à ses joueurs sur le plan physique et moral.

Avec une telle réussite on peut croire que tout est idyllique du côté de Dallas. Mais intérieurement, l’ambiance est tout autre dans la formation Texane. La vérité est que Tom Landry, d’après certains témoignages d’anciens joueurs, maltraite ces derniers tant sur le plan humain que physique. Seuls les meilleurs réussissent dans cet univers impitoyable. Pour Landry, les boys ne sont que des robots. Le coach Texan est le premier à faire rentrer l’informatique dans la gestion du jeu, tout est optimisé. Landry invente un nombre incalculable de tactiques. Il encourage, sans le dire au principaux intéressés, le dopage et il fait régner une telle terreur que beaucoup de joueurs finissent par faire des bêtises en match. La pression est trop forte. Ce qui qui vaudra certaines désillusions dans des rencontres importantes. La plus célèbre reste celle commise par Percy Howard, qui dans dans l’end-zone des Pittsburgh-Steelers, laisse échapper le ballon et laisse la victoire aux hommes d’acier dans la finale du dixième super bowl.


Le quaterback Roger Staubach & Danny White sucesseur de Staubach durant les années 80

Pourtant beaucoup de joueurs de cette époque réfutent ces accusations envers Landry . La seule chose importante que l’on remarque, est que parmi les titulaires de l’America’s team, tous sont encore de ce monde à l’exception de Bob Hayes qui était passé d’abord par l’athlétisme. On est loin de pouvoir s’enorgueillir d’une telle situation dans les autres équipes de la NFL...

En 1984, intervient un fait important. Clint Murchinson qui a des problèmes au niveau de sa société pétrolière, à cause de la récession économique qui sévit à ce moment là, décide de vendre la franchise à un ami, Bum Brigth, lui aussi pétrolier indépendant du Texas, pour la somme de quatre vingt cinq millions de dollars et à un syndicat gérant les fonds de retraite qui apporte un tiers de la somme à l’achat de l’america’s team... Bum Brigth apparaîtra sous les traits de Larry Hagman dans le film Nixon de Oliver Stone, en ce qui concerne Larry Hagman, même si les producteurs ne l’ont jamais confirmé, il semble que le fameux rôle de JR était fortement inspiré de la vie de Clint Murchinson...

Les années qui suivent voient les Cowboys régresser au niveau des résultats, l’équipe manque les play-offs en 86 et les trois saisons qui suivent également. L’ancienne garde a fait son oeuvre et il est temps de remplacer toutes les vieilles gloires, mais cela prend du temps...

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Re: L'histoire des Dallas Cowboys

Message par § le Mar 29 Jan - 14:40

troisième partie
L’adieu impossible
et la naissance d’une nouvelle aventure

C’est officiel le quaterback de ULCA Troy Aikman sera le premier choix de la prochaine draft 1989. Cela était devenu un secret de polichinelle dans le milieu du football. Tom Landry lorgne sur ce Californien d’origine pour pouvoir mener à bien l’équipe pour les années qui viennent. Après les arrivées successives de Michael Irwin en receveur, Ken Norton jr en défense et de Darryl "mose" Johnston en fulback, l’année précédente, qui s’ajoute à Mark Tuinei ou Nat Newton qui sont déjà présents dans l’effectif, le vieux coach texan continue le rajeunissement de sa formation. Landry en est persuadé, avec tous ces jeunots, les Cowboys vont rapidement revenir au sommet. Terminé le fait de devoir gérer des joueurs capricieux, non disciplinés, le vieux druide texan a décidé de miser sur la jeunesse.


Jerry Jones et Jimmy Johnson & Jimmy Johnson tient sa revanche, les Cowboys sont sacrés champion en 1993

Mais voilà depuis quelque temps Dallas et le monde du Football ruissellent de rumeurs. Le propriétaire Bum Bright est prêt à vendre la franchise Texane, mais personne, parmi les supporters, ne fait attention à cela, même Landry. Les joueurs n’y apportent guère une quelconque attention, puis en début d’année 1989 un dénommé Jerry Jones se pointe à Dallas comme Murchinson et Brigth, c’est un pétrolier indépendant qui vient de l’Arkansas... Après quelques pourparlers il fait une offre de cent-dix millions de dollars pour acheter l’équipe et rajoute une quinzaine pour le centre d’entraînement de l’équipe, et enfin quarante-cinq millions pour le Texas stadium. Devant cette proposition Bright accepte et le deal est rapidement signé. A Dallas personne ne se pose de questions, après tout ce n’est qu’un milliardaire de plus qui veut s’acheter un des plus beaux jouets de la NFL. Mais peu après sa prise de fonction la bombe explose: Jones licencie Landry et nomme son copain d’université Jimmy Johnson au poste de head-coach de l’America’s team!!!


Emmitt Smit & la paix des braves Jerry Jones intronise Tom Landry au pantheon de l’america’s team

L’Amerique est sur le choc car tout le monde voyait en Landry le mythe du coach indestructible bravant toutes les tempêtes. L’homme était devenu la figure même des Cowboys et un personnage incontournable du petit écran. Mais très vite Landry ne chercha pas à résister, mais avant que la décision ne soit rendue public par Jerry Jones, Landry décida de réunir ses joueurs au camp de base, avant le début de la saison, et là, il leur confessa qu’il ne serait plus leur coach. La scène est terrible car le vieux texans, qui pourtant en a vu d’autres dans sa vie, ne peut pas dissimuler son émotion, certains joueurs pleurent aussi... Jerry Jones ne s’arrête pas là, dans la foulée il vire Tex Schramm puis Gil Brandt, Murchinson le premier propriétaire étant décédé en 1987, il ne reste plus rien de la mythique Dallas organisation...


Troy Aikman & Jay novaceck

C’est avec tout son staff technique que Jimmy Johnson débarque au centre d’entraînement des cowboys alors que Dallas est pris par des manifestations anti Jones Johnson, ce dernier déclare simplement qu’entraîner les Cowboys était le rêve de sa vie et que succéder à Tom Landry était le plus grand honneur que l’on pouvait lui faire, lui qui fut, pendant de longues années, le coach de l’université de Oklahoma... Le nouveau maître des lieux se met au travail et transforme tout l’effectif. Il réalise d’abord un sacré deal en échangeant Herschel Walker le coureur vedette contre quatre joueurs des Minnesota Vikings, plus six tours de draft. En attaque, Jimmy Johnson ne change pas grand chose, il se contente de faire quelques ajustements. Seul Jay Novaceck, qu’il récupère grâce au free agency, et Emmitt Smith, en fonction de la draft, puis Harper plus tard, sont les grandes nouveautés de l’attaque. C’est avant tout le banc de touche qu’il transforme, au niveau de la défense c’est une toute autre histoire avec son assistant Dave Wannstetd. En seulement deux saisons il renouvelle entièrement l’escouade défensive (une vingtaine de joueurs) et ne garde que Ken Norton et Tony Tolbert de l’époque Landry. Il réalise de multiples coups et tonifie également le banc des remplaçants qui peuvent palier à n’importe quelle absence d’un titulaire et, enfin, propage une ambiance décontractée au sein de l’effectif, ce qui est bien normal car Jimmy Johnson est également un Texan d’origine...


Barry Switzer sucesseur de Jimmy Johnson - Apres 29 ans ans à la tête de l’Americas team Tom Landry s’en va

Après quatre saisons de doute et d’espoir le Texas stadium retrouve la lumière durant la saison 1992-1993. Ils sont irrésistibles. L’attaque bien équilibrée fait des merveilles mais c’est surtout la défense, avec la présence de joueurs comme Maryland, Brown, Jones et Casillas qui redonnent de la vigueur à la formation Texane. Les jeunots remontent la pente et ils se retrouvent de nouveau en finale du super bowl et l’emportent au rose bowl de Pasadena face aux Buffalo Bills comme dans un rêve. Mieux, l’année suivante ils remettent ça à Atlanta toujours face aux Bills et comme toujours dans ces cas la, les victoires adoucissent les tensions et Tom Landry finit par accepter l’invitation de Jones pour être intronisé, et puis après tout, cette équipe c’est aussi un peu la sienne en ce qui concerne certains joueurs de l’effectif... Mais alors que tout semble idyllique à Dallas, que l’America’s team est de nouveau au sommet comme au bon vieux temps et que les rancoeurs se sont enfin apaisées, Jerry Jones crée la surprise et déclenche une nouvelle guerre avec les supporters en virant son ami Jimmy Johnson pour le remplacer par Barry Switzer. Les fans protestent violemment car l’homme jovial à la mèche légendaire (laqué à la perfection) faisait désormais partie du patrimoine de l’America’s team sur cette nouvelle donne. Jones en profite pour s’arroger des pouvoirs plus importants au niveau du recrutement, choses que Johnson avait refusé...

Pourtant les Cowboys l’année suivante l’emportent dans une cinquième victoire un peu chanceuse face au Pittsburgh Steelers à Phoenix mais la bonne humeur que faisait régner coach Johnson n’est plus là. Très vite l’équipe se disloque, Aikman a perdu Stepanovski (le centre) son meilleur copain, Jones lui refusant un nouveau contrat, Novaceck lui se retire, d’autres finissent par partir ... Au sein de la formation Texane l’ambiance commence à devenir très rapidement nocive...

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Re: L'histoire des Dallas Cowboys

Message par § le Sam 2 Fév - 22:42

quatrième et dernière partie
FUTURES PERSPECTIVES

Barry Switzer tiendra finalement trois années à la tète des Cowboys... A l’arrivée c’est Chan Gailey qui prend sa place, mais cela n’arrangera strictement rien au résultat. L’équipe décline tout doucement. Pire, certains joueurs finissent par faire la rubrique des chroniques judiciaires en permanence, et des grosses pointures comme Troy Aikman s’arrêtent. Jones, lui, est omniprésent dans la draft et les tactiques à mettre en pratique en match. Chan Gailey ne va pas tenir longtemps à ce régime et de manière inévitable il passe le témoin.


le futur Texas Stadium en construction sur la localité de Arlington - Ce futur stadium accueillera le Super Bowl en 2011

Dave Campo finit par prendre en main les destinées de ce qui n’est plus l’Americas team. Malgré une bonne volonté, il ne pourra pas relever l’équipe. Les Cowboys commencent à prendre la mauvaise habitude de finir dans le bas du classement, mieux Jones qui pourrait profiter de cette situation ne réalise guères de prouesses à la draft ainsi que sur le marché des joueurs libres.

C’est Bill Parcell qui prend la suite de Campo, avec sa grande expérience il lance un plan de reconstruction sur trois ans. Jones va laisser un peu d’air à Parcells, trop occupé par un autre projet (tant mieux car les fans de la franchise Texane ne supportent pas l’ingérence de Jones dans l’aspect tactique) mais Dallas ne va pas connaître de grands résultats même si l’équipe peu à peu se modifie et se qualifie pour les play-offs...


Wade Phillips & Jerry Jones radieux pendant la construction du nouveau Texas stadium

Entre temps Jones lui s’occupe de vendre sa dernière lubie: il veut construire un nouveau stade pour les Cowboys, une enceinte de quatre-vingt mille places. Très vite les principaux acteurs se mettent d’accord et c’est de manière pompeuse que Jones dévoile le projet. L’année suivante les travaux débutent. La nouvelle arène, dont le coup est estimé à un milliard de dollars, sera très fortement inspiré du premier Texas stadium. Il prévoit aussi d’accueillir le Super Bowl...


Marion Barber & Tony Romo

Fatigué par le manque de résultats Jones se sépare de Parcell et signe Wade Phillips (qui au passage est un Texan d’origine) un autre vétéran au poste de head-coach de la NFL. La saison sera excellente, le travail de Parcell a fini par payer, de plus certains joueurs se révèlent au grand jour, notamment le quaterback Tony Romo...

Désormais il semble que l’avenir s’annonce intéressant pour la formation Texane, mais ça c’est une autre histoire ...

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PALMARES

Vainqueur du Super Bowl: 1972, 1978, 1993, 1994, 1996

Finaliste du Super Bowl: 1971, 1976, 1979

Participation à la finale de conférence nationale: 14 reprises

Vainqueur de division: 19 reprises

Finaliste du championnat NFL: 1966 & 1967


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